Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez vous ce que vous pouvez faire pour votre pays (J.F.K).
L’avenir se construit et le meilleur est possible, alors toutes et tous dans le mouvement et à l’unisson
Une interview avec le magazine l’économiste:La refonte de la constitution marocaine.
Entretien
Cherkaoui Roudani: Politologue, spécialiste de la région Mena, auteur de plusieurs analyses sur la gouvernance et la démocratie au Maroc.
«L’article 19 garant de la cohésion sociale». La réforme de la constitution suscite tant de questionnements. Pour Cherkaoui Roudani, il faut d’abord passer par la reconstruction du sens de l’action politique, à travers un débat sérieux et participatif. La réforme politico-institutionnelle, quant à elle, doit tenir compte des dysfonctionnements de notre modèle de développement.
-La réforme de la Constitution pourra-t-elle toucher aux attributions du Roi selon vous, notamment à l’article 19?
D’abord, j’aimerais souligner le caractère responsable et visionnaire du discours du 9 mars, et son importance dans l’histoire du Maroc contemporain. L’ensemble des mesures annoncées vont changer d’une manière globale plusieurs articles dans la constitution. Par ailleurs, un ensemble de saisines seront nécessaires pour contrôler la constitutionnalité des lois promulguées. Le renforcement des prérogatives du Conseil constitutionnel est un enjeu majeur pour stimuler un travail responsable. Ce faisant, on pourra voir plusieurs évolutions dans la constitution et qui auront sans aucun doute un effet sur les attributions du Roi. Pour ce qui concerne l’article 19, bien qu’il ait souvent été polémique, je pense qu’en soi il ne peut constituer qu’un mécanisme de cohésion sociale, dans un pays en butte à plusieurs défis. Néanmoins, et pour une bonne mise en application des sept fondements majeurs constituant le socle du projet de la nouvelle constitution, le comité ad hoc ne peut être déchargé de débattre les articles 23 et 29. Le renforcement des pouvoirs d’un exécutif, dont le Premier ministre sera exclusivement issu des urnes, nécessitera une approche évolutive rationnelle. Ceci afin de bien accompagner la gouvernance constitutionnelle que le Maroc s’apprête à mettre en place, par le biais de la régionalisation avancée.
-Jusqu’où peut-on aller dans le renforcement des pouvoirs du Premier ministre?
Le renforcement des pouvoirs du Premier ministre passe par sa responsabilisation. C’est la seule façon de ressusciter l’aura de la démocratie représentative, à l’heure où la démocratie participative est touchée par l’immobilisme du bicaméralisme marocain. En conséquence, un raffermissement de l’action politique d’une majorité issue démocratiquement des urnes est indispensable, outre la refonte de plusieurs articles incommodant le travail du Premier ministre. On peut citer, par exemple, l’article 51 qui dispose que «les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, par rapport à la loi de finances, soit une diminution des ressources [de l’État], soit la création ou l’aggravation d’une charge publique». Le renforcement passe aussi par l’inscription dans la constitution du pouvoir exécutif comme un pouvoir dont seul le gouvernement assume la responsabilité. La dynamique politique entre le pouvoir législatif (parlement) et le pouvoir exécutif (gouvernement) est indispensable pour la consolidation du principe de séparation et d’équilibre des pouvoirs. Plusieurs réformes d’ordre institutionnel semblent importantes pour dépasser les difficultés structurelles dues à la superposition et à l’enchevêtrement des niveaux de prise de décision. Dans le chantier de la régionalisation avancée, ce genre de difficultés va s’accentuer et peut créer des dysfonctionnements pouvant coûter cher à la cohésion nationale. C’est pour cela que la décentralisation doit être une action au service du renforcement de la démocratie participative. Le renforcement des pouvoirs du Premier ministre est la clé de voute de l’émergence d’un gouvernement fondateur capable d’assumer ses responsabilités politiques.
-Se dirige-t-on vers un régime de monarchie parlementaire?
Une lecture profonde du discours de 9 mars montre que le Maroc politique est dorénavant dans un acte fondateur. C’est un discours qui s’articule entre deux principes politiques majeurs. A savoir le principe de la subsidiarité et celui de la suppléance. Dans cette configuration, il y aura surement une répartition des différentes fonctions de l’Etat. L’indépendance de la Justice ne peut passer, conformément au discours royal, que par une conceptualisation d’un nouveau rôle des juges. Aussi, le renforcement des pouvoir du Premier ministre passe sa responsabilisation. Le parlement dans ce cas aussi est le seul dépositaire du pouvoir législatif qui contrôle l’action du pouvoir exécutif, qui, à son tour, gère la politique courante de l’État et veille à appliquer les lois élaborées par le pouvoir législatif. Ce faisant, il me semble que le Maroc va se diriger vers une monarchie constitutionnelle moderne.
-Dans la nouvelle configuration, quel sera le sort des ministères de souveraineté?
Le Maroc est aujourd’hui dans un pacte fondateur qui ne peut qu’aller vers un nouveau contrat social. L’indépendance de la Justice signifie qu’elle sort de ce qu’on appelle le pouvoir régalien. Au niveau du ministère des Habous, on est dans l’obligation de réformer ses attributions. Il s’agit de le doter des prérogatives lui permettant de contrôler et d’agir dans le sens d’une bonne gestion de la question religieuse. Le contrôle du champ religieux est fondamental pour préserver le Maroc de toute dérive. Le mariage entre l’authenticité et la modernité, modèle avant-gardiste, passe par la présence forte de l’institution religieuse. Quant au ministère des affaires étrangères, il faut souligner que la crédibilité de la diplomatie marocaine ne peut être assurée que si on arrive à la requinquer. Le discours royal du 6 Novembre 2009 a été significatif en exhortant la société marocaine dans ses composantes à s’inscrire dans la défense de la marocanité du Sahara. C’est une démarche participative qui doit donner un élan au développement du fonctionnement politique de ce ministère. Dans le cadre de la régionalisation avancée, et avec tout ce qu’elle requiert en outils rationnels, notre pays semble dans la nécessité de séparer la gestion sécuritaire et la gestion des collectivités locales… cela passe par un nouveau rôle du ministère de l’intérieur.
-Quels sont les scénarios envisageables pour la restructuration du Parlement?
On devrait d’abord parler des mécanismes qui mènent au Parlement. Il est impératif de mettre en place une loi pour des partis politiques responsables. Aussi, il faudrait repenser le découpage électoral, ainsi que le mode de scrutin. La mise en place des mécanismes facilitant le travail des commissions parlementaire d’enquête est, par ailleurs, cardinale. Dans le Parlement actuel, il est difficile de percevoir un clivage politique. La dernière loi de finance a démontré cette anomalie. La majorité gouvernementale, comme l’opposition, sont dans l’anomie totale, au point que de nombreux parlementaire sont devenus des Jokers dans le marché de la transhumance, dans un jeu pernicieux au détriment de la démocratie. En outre, la commission parlementaire des finances doit rester dans le rang de l’opposition pour un bon contrôle.
-Quelle sera la place de la Régionalisation avancée dans cette nouvelle configuration?
Il est important de rappeler que le concept de la Régionalisation avancée doit considérer quatre fondamentaux : la préservation des attachements, des sacralités et des constantes de l’Etat marocain. Le deuxième pilier concerne la solidarité entre les régions, dans un esprit de complémentarité citoyenne. Quant à l’harmonie et la prévention des interférences entre les collectivités locales, j’ose les considérer comme la condition sine qua none de la fiabilité et de l’efficience de ce projet réformateur. Dans son dernier discours, le Roi a envoyé plusieurs signaux qui renvoient vers la mise en chantier d’une gouvernance constitutionnelle. La régionalisation avancée est la force motrice des changements politico-institutionnels qui s’opèreront dans le Maroc de demain. Ainsi, pour une bonne harmonisation des actions de l’Etat, la mise en place d’un grand ministère regroupant l’aménagement du territoire, l’urbanisme et le logement semble importante pour un bon service public, sur l’ensemble du territoire national. La mise en place d’un pacte pour la redistribution des ressources afin de corriger l’injustice sociale est également nécessaire. C’est le rôle du chantier de la décentralisation avancée qui accompagne la refonte de la constitution. C’est une façon concrète de vivre la monarchie.
Propos recueillis par Ahlam NAZIH
http://www.leconomiste-magazine.com/analyse/737-entretien-.html
Le Maroc vers une gouvernance constitutionnelle
Dr Cherkaoui Roudani: « Le renforcement du rôle du premier ministre donnera plus de légitimité démocratique au gouvernement »
Dans un entretien à atlasinfo.fr, le politologue et spécialiste des questions géopolitiques, Dr Cherkaoui Roudani*, estime que la révision de la constitution annoncée par le roi Mohammed VI est capitale et majeure et que le renforcement du statut du Premier ministre comme chef du pouvoir exécutif donnera plus de légitimité démocratique au gouvernement. Il a également noté que la mise en place de pôles politiques est importante pour lutter contre le désinvestissement des jeunes dans la chose politique
Dr Cherkaoui Roudani
Dans son discours du 9 mars, le roi Mohammed VI a annoncé une importante réforme constitutionnelle globale qui sera soumise à un référendum populaire. Quelle sera la portée de cette réforme?
Ce discours est fondamental et historique. En effet, le discours prononcé par le roi Mohammed VI englobe une liste de réformes politico-institutionnelles importantes pour le devenir du Maroc dans un monde en ébullition politique et en crise politique. Le Maroc fait partie d’une région qui connait des transformations et un vent de fronde qui touche la majorité des pays arabes. Avec son intervention du 9 mars, le Roi Mohammed VI a exprimé un discours à la Wilsonienne donnant un élan à la démarche réformiste dans un monde qui progresse dans sa perception de la gouvernance constitutionnelle et la rationalité dans l’action de la chose publique.
La refonte de la constitution marocaine via un référendum est capitale à l’heure où les contestations revendiquant des changements dans le mode de gouvernance se multiplient. Le Maroc n’a pas été épargné et plusieurs mouvements de jeunes -- mouvement du 20 février- sont descendus dans la rue pour demander le changement, l’éradication du népotisme, de la corruption ainsi que du corporatisme politique et économique. La mise en place d’une feuille de route basée sur une révision de la constitution marocaine, qui fut adoptée en 1992 et amendée en 1996, est une volonté de structurer le travail politique et aussi de rééquilibrer les pouvoirs politiques entre le gouvernement et le Roi. La constitutionalité de la régionalisation avancée est très importante et renforce le pouvoir de la région.
L’attribution aux présidents des conseils régionaux le pouvoir d’exécution des délibérations desdits conseils, en lieu et place des gouverneurs et des walis, est une dévolution du pouvoir capital. C’est un discours qui rime et s’articule entre deux principes politiques majeurs à savoir le principe de la subsidiarité et le principe de la suppléance. Cette démarche réformiste renvoie la balle dans le camp des sociétés civiles et les partis politiques qui doivent œuvrer dans un esprit participatif et avec intelligence pour créer des ponts institutionnels pour que la région, dans le cadre de la régionalisation avancée, soit une entité responsable et citoyenne dans son action. Une action qui doit être imprégnée par le principe de la solidarité et la complémentarité citoyenne. Le discours royal a aussi mis en exergue la constitutionnalisation pour la première fois de la composante berbère « amazigh ». Outre la reconnaissance de l’aspect pluraliste de la société marocaine, le discours a annoncé des changements radicaux dans l’exercice du pouvoir législatif en renforçant le pouvoir du premier ministre. L’indépendance du pouvoir de la justice en sus d’une éventuelle nouvelle mission du Conseil Constitutionnel est indispensable pour un Maroc qui aspire une évolution démocratique. Le renforcement du statut du Premier ministre comme chef du pouvoir exécutif donnera plus de légitimité démocratique au gouvernement.
Ceci dit, plusieurs lois organiques sont indispensables pour restructurer une bonne saisine entre l’autorité judiciaire, le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Ce faisant, le Maroc peut connaître une évolution ordonnée et sûre dans le chemin de la consécration de l’Etat de droit et de l’égalité.
Quel sera le rôle de la commission ad hoc destinée à la révision de la constitution, dont la présidence sera confiée au constitutionnaliste marocain Abdeltif Menouni?
Il faut bien souligner la compétence de M. Abdeltif Menouni. C’est un constitutionaliste chevronné qui a été un membre du Conseil Constitutionnel ainsi que de l’Instance Equité et de Réconciliation. Il a notamment participé à la révision de la constitution de l’Etat du Bahreïn en 2001. Eu égard à son expérience et à son expertise internationale, l’homme peut mener à bien son projet dans le cadre de la commission ad hoc. Cette commission, selon le discours royal, va s’inscrire dans une démarche participative pour une révision de la constitution marocaine qui sera suivie d’un référendum pour sa validation. Dès lors, le rôle de la commission sera de travailler de manière minutieuse afin de proposer des amendements capables de remodeler globalement la constitution en se basant sur les sept fondements qui ont été cité par le Roi Mohammed VI et aussi en respectant les référentiels constants de l’unité de la nation marocaine.
Dans cette perception, il est important de mettre en exergue l’importance de la démarche participative de la consultation. La démocratie participative ne pourra être au rendez-vous que si chacun de nous a un esprit citoyen et pleinement responsable afin d’élaborer une bonne gouvernance citoyenne et constitutionnelle. Dans ce sens, les mécanismes politiques structuraux doivent prendre en compte les revendications des manifestants. Eu égard au discours royal, la commission ad hoc en question est appelée à faire preuve de créativité et d’imagination pour concevoir un dispositif constitutionnel visionnaire qui répond aux enjeux d’un Maroc capable d’assumer ses responsabilités et d’assurer une croissance et une prospérité pour tous.
Avec cette future constitution, les pouvoirs du premier ministre seront renforcés. Cette réforme devrait placer le gouvernement qui sera issu des urnes face à ses responsabilités?
Nous vivons aujourd’hui à travers ce discours un moment majeur dans l’histoire du Maroc contemporain. C’est un commencement, où chacun a un rôle à remplir. La future constitution doit corriger la faiblesse de l’assemblée – les deux chambres- devant l’exécutif. Aussi faut-il avoir le courage de le dire; l’immobilisme qui caractérise la scène politique marocaine entrave le fonctionnement de la démocratie. C’est une crise politique mais aussi une crise morale où la représentativité dans les deux chambres n’est pas à la hauteur d’une société dont la majorité est jeune et créative. Le renforcement des pouvoirs du premier ministre passe, entre autre, par une refonte de l’article 51 qui dispose que « les propositions et amendements formulés par les membres du Parlement ne sont pas recevables lorsque leur adoption aurait pour conséquence, par rapport à la loi de finances, soit une diminution des ressources [de l’État], soit la création ou l’aggravation d’une charge publique. » .
C’est un exemple parmi d’autres qu’on peut citer mais pour rester dans le vif de votre de question, j’ose dire que ce qui importe, c’est que le fonctionnement institutionnel doit être à la hauteur du mouvement de rénovation, de modernisation qui s’opère aujourd’hui dans la société marocaine. Je pense que 2012 sera le test politique de cette reforme politico-institutionnelle. Le Maroc d’aujourd’hui a besoin d’un gouvernement fondateur qui puise sa force et sa perception dans ces changements qui s’opèrent dans notre pays et non un gouvernement de repli. La société marocaine aspire le plein emploi qui accordera à chacun de gagner sa vie avec dignité et liberté.
Le Maroc d’aujourd’hui a besoin de plus d’égalité dans l’accès à l’éducation, aux soins et à une justice sociale. Pour y parvenir, il faut un gouvernement, comme je l’ai dit, fondateur qui devrait avoir une démarche globale mais aussi une réaction proactive ponctuelle. Un gouvernement avec une action politique qui permette à la société de mieux maitriser ses problèmes, de surmonter ses contradictions et d’aller vers plus de cohésion sociale et de rayonnement.
Cette annonce royale traduit-elle la volonté du roi Mohammed VI de poursuivre à un rythme soutenu les chantiers de réformes engagés dès son accession au trône?
La démarche royale est courageuse, c’est une initiative réformiste sempiternelle. Cette annonce reflète le devenir de la gouvernance citoyenne du Maroc de demain. Néanmoins, il est important de préciser que la régionalisation avancée ne peut fonctionner sans une élite marocaine capable d’assumer ses responsabilités. Il n y aura pas un deus ex machina politique susceptible de changer en clin d’œil la réalité politique marocaine, qu’il faut dire amère.
C’est pourquoi, un nouvel contrat social ne peut être effectif sans une conceptualisation rationnelle des priorités d’aujourd’hui. Dès lors, la reconfiguration du champ politique marocain est indispensable. La mise en place de pôles politiques est substantielle pour lutter contre le désinvestissement des jeunes dans la chose politique. C’est une condition sine qua non afin de donner un élan aux réformes politico-institutionnelles annoncées.
*Politologue, spécialiste des questions géopolitiques
Vendredi 11 Mars 2011 -- 11:34
Propos recueillis par Hasna Daoudi
http://www.atlasinfo.fr/Dr-Cherkaoui-Roudani-Le-renforcement-du-role-du-premier-ministre-donnera-plus-de-legitimite-democratique-au-gouvernement_a14687.html
Le Maroc peut achever sa transition démocratique
Nous vivons dans un monde en profondes mutations par rapport à celui de l’après indépendance, dans lequel a été formée l’actuelle classe politique marocaine qui continue de s’inscrire ces vieux paradigmes. Le monde arabe avant 14 Janvier n’est plus, aujourd’hui, le même. L’anomie politique provoqué par la propension révolutionnaire est dans le sang et s’imbibe dans l’ensemble de la population arabe. Les remous sociaux que connaisse le monde arabe sont en une partie des luttes pour la reconnaissance. Le sentiment d’honneur bafoué, l’atteinte à la dignité ainsi que le mépris et le déni de la considération restent des mobiles à n’importe quel soulèvement. Le rejet des revendications peut créer des conflits sociaux qui se transforment en quelque sorte à des conflits d’intérêts.
La transformation d’un pâtir en agir reste un élément majeur pour décrire les motifs des groupes furent qualifiés par certains politologue « groupes à faibles ressources ». Ce genre de groupe se caractérise moins par leur précarité économique que le peu de moyens cognitifs, relationnels, sociaux dont ils pouvaient disposer pour faire entendre publiquement leurs voix. L’effet des réseaux sociaux a provoqué non seulement un dépassement de l’identité nationale chez les éléments de cette catégorie de groupe mais on peut assister à une identification ou une sorte de recognition.
L’emballement de ce vent de fronde dans le monde arabe a élucidé que dans toutes les sociétés arabes le talon d’Achille est exactement le même. L’absence de la démocratie et la démagogie populiste, en se basant sur des discours politiques salmigondis incompréhensibles, ont créé des mécanismes de déni et la dénégation du citoyen et surtout la jeunesse.
Les contestations dans le monde arabe montrent que le mal est général et que tous les pays sont concernés. La nécessité de faire un diagnostic pour chercher les causes de cette maladie est in inéluctable. La jeunesse présentement vit avec la vitesse de la célérité électronique exprime par ce biais son mécontentement et son irritation vis-à-vis l’absence d’une réelle démocratie. Le népotisme et la corruption restent les points orgues des revendications et se sont, d’ailleurs, les slogans scandés dans les deux lieux symboles des deux manifestations tunisienne et égyptienne. Les événements de la Tunisie et de l’Egypte doivent être une leçon pour le Maroc pour qu’il tire les leçons et s’engage dans des réformes politiques profondes. Un pouvoir d’élite sans un pouvoir social est un pouvoir qui est bâtit sur du sable ; en tous les cas c’est ce qu’on puisse tirer aujourd’hui de cette amère réalité arabe.
Il s’agit d’engager un travail rigoureux sur la recherche d’issues à la crise et d’animer sur cette base un débat public national pour mobiliser la société civile. Les partis politiques marocains ont dévoyé le pouvoir que la société leur avait confié. La désaffection des citoyens pour la scène politique se traduit aujourd’hui par un redéploiement de leur activité dans la société civile. Dés lors, un rapport de confiance (pouvoir)/défiance (société civile) s’est installé et la nécessité d’articuler entre les deux reste aujourd’hui indispensables pour faire régner l’assurance. La politique de colmatage qui se contente de repeindre, de rapiécer et renoncer est une politique pusillanime.
La théorie polyarchique, propre aux démocraties, système où les ressources politiques sont fortement dispersées avec un équilibre entre les pouvoirs et la théorie des contrepoids reste, dans un premier temps, un élément majeur pour structurer d’une manière rationnelle la chose politique marocaine. La vie politique dans ce cas se présente comme un lieu où il y a une libre concurrence sans clientélisme et sans partialité. L’aspiration démocratique s’est manifestée, depuis toujours, sous la forme de pouvoir de défiance ; des organisations qui rejettent l’état de fait imposé par une élite qui concentre le pouvoir et économique et politique. C’est pourquoi, la réussite du modèle polyarchique est inhérente à la réussite de pluralisme social. La révolte dans les pays arabes ont montré que tout gouvernement qui ne travaille pas sur la base de la société elle-même fonctionne sur du sable.
A l’aune, les réformes politiques s’imposent pour trouver le point d’équilibre entre l’inéluctable et l’impondérable dans l’objectif de favoriser un consensus politique qui préserve la cohésion sociale d’une société marocaine fortement hybride.
Dr. Cherkaoui ROUDANI
les remous sociaux du monde arabe dévoilent la boite de la Pandore
Dans plusieurs pays arabe la question de développement, dans son sens large, s’impose aujourd’hui et avec force. Les remous sociaux et les convulsions que connaissent plusieurs pays attestent la défaillance totale d’un système et économique et politique. Dans un monde qui se métamorphose avec une vitesse super lumineuse, dans un monde sans frontière où l’épicuréisme occidentale est sur toutes les chaines de télévisions, la jeunesse arabe commence à revendiquer sa place sans handicap et sans infériorité. Face à une montée des inégalités et de la pauvreté avec une émergence d’une stratification sociale inégalitaire, le tissu social de la majorité des pays arabes a connu un affaissement et une dislocation profonde. En l’occurrence une réflexion profonde est inévitable pour dépasser cette crise. Le diagnostic de la réalité politique de plusieurs pays arabe nous mène à apercevoir, illico presto, une absence d’une politique visionnaire capable de rompre avec la monotonie politique qui caractérise ces pays. Sans une philosophie politique qui tient en compte les changements de la société, les remous sociaux ne cesseront d’imprégner la réalité d’un monde arabe assommé.
Lorsque le concept de développement politique est évoqué c’est pour faire référence aux véritables outils et mécanismes qui permettent l’accession à la démocratie, qu’elle soit participative ou représentative.
Sur le plan épistémologique, une lecture de l’histoire des civilisations et des nations pionnières permet de relever que la théorie a été un outil puissant et un moyen efficace dans la lutte contre l’incurie politique, qui serait le véritable cancer qui pourrait affecter le corps démocratique. Les transformations que connaisse le monde, aujourd’hui, sont plusieurs. Une crise financière qui n’a épargnée aucun pays accompagnée des progrès techniques qui ont bouleversés le système à base communautaire de plusieurs pays qui possèdent une économie fragile. Les soubresauts qu’a connues le
D’autre part, une analyse de la situation politique du monde arabe permet de constater la distance et l’écart qui séparent le politique du citoyen, qui sont en fait le résultat de l’incompréhension par le décideur des exigences et des besoins des générations actuelles, qui souhaiteraient s’imposer et voir leurs visions intégrées par les programmes et les mécanismes de développement. Les remous sociaux que connaissent les pays arabe à l’image de l’Egypte, la Jordanie, Koweït, Tunisie ainsi que l’Algérie montrent que le monde arabe est dans une situation grave sans précédente. Une crise sociale accompagnée d’une crise politique profonde ne peut mener qu’à la catastrophe et à la désobéissance civile.
En effet, l’inertie politique pousse cette génération, qui vit au rythme de la célérité électronique, à désavouer le modèle politique offert, consacrant une désaffection politique qui aggrave davantage les désenchantements et les frustrations.
Le concept de développement politique, qui vient ainsi accompagner les évolutions sociétales, tant sur le plan de la structure que de la vision, se veut la véritable du développement économique et social. De ce fait, la relation entre la société et le système politique, qui est à la base de cette branche des sciences politiques, doit toujours être suivi, car tout déséquilibre de cette relation conduirait au divorce, puis à l’immobilisme et à la convulsion.
Eu égard des spécificités de chacune des parties prenantes dans cette relation, le système politique, à travers les mécanismes institutionnels qui le régissent, s’avère le seul acteur capable de réduire les distances et de se rapprocher de l’autre, en vue d’assimiler ses idées et ses préoccupations.
Cette appropriation est d’une importante cruciale pour agir dans un environnement favorable, où règne l’égalité des droits et des devoirs entre l’ensemble des citoyens ; gage de la participation de tous dans la prise de décision démocratique à travers les institutions constitutionnelles.
Ainsi, est soulignée la responsabilité des partis politiques et de la société dans son ensemble, puisque tout le monde est tenu d’œuvrer sincèrement à la création des conditions favorables pour sortir de ce « coma » politique arabe, à travers la réforme et la modernisation de l’action politique.
Grâce à leur dynamisme et vitalité, les partis politiques ainsi que les acteurs de la société civile pourraient jouer un rôle central dans la mise en place d’un processus démocratique. L’efficacité de la démocratie représentative et un épanouissement de la démocratie participative sont une condition sine qua none pour éviter toute déstabilisation et désobéissance civile.
Dr. Cherkaoui ROUDANI
الثورة التونسية: مرحلة مفصلية في المحيط العربي
التاريخ يخضع للقوانين التي تسمح بتوجيهه والتنبؤ بالمستقبل، فتهور هتلر بمهاجمته لروسيا هو الذي عجل بسقوط ألمانيا النازية، ولو هاجمت اليابان الديكتاتورية آنذاك روسيا بدل من أمريكا، لما كانت ربما أوروبا ومعها دول كثيرة تخلصت من الاستعمار واستبداد هتلر، ولا زالت ـربماـ تحث ضغط الاستعمار والاستعباد أو لا احتاجت وقتا كبيرا لكي تتلخص من الظلم والاستبداد.
الاحتجاجات الشعبية التي عرفتها تونس، والتي مازالت تعرفها، أظهرت بالملموس بأن التراكمات من أفعال وأنماط سلوكية سياسية سلبية، لا يمكن أن تؤسس بتاتا للدولة المؤسسات، ولا يمكن أن تكون لها مصداقية لدى الشعوب، فالانتفاضة الشعبية التونسية أظهرت بأن « سياسة الاستمرار وسياسة البقاء إلى أقصى حد »، التي تقضي بإعطاء حلول ترقيعية للمشاكل الاقتصادية، وإلى المطالب الإصلاحية السياسية أصبحت غير مجدية وتؤدي إلى نتائج عكسية وسلبية.
فإذا كانت الحرب العالمية أسست لعالم غربي جديد، اتسم بتعميم الحريات وإصدار قوانين كانت قادرة على خلق ديمقراطية حديثة تتماشى وطموحات شعوبها، فإن الثورة الشعبية التونسية لن تمر بدون إحداث ململة وخلخلة في جميع أنساق المجتمعات العربية
النزعة الثقافية المناهضة للاستبداد الطبقي والحكم المطلق سجلت في أدبيات التاريخ العربي من خلال ثورة الياسمين، فحكاية داود وجالوت يمكن إسقاطها من خلال هذه الانتفاضة الشعبية التونسية، حيث أن شابا اسمه محمد البوعزيزي، استطاع إن يسقط ديكتاتورية طبقية منظمة بإيديولوجية محكمة، فما وقع في تونس ليس فقط انتفاضة اجتماعية، ولكن ثورة على وضع قاتم يفتقد إلى أبجديات الحرية والحريات المدنية.
فعندما تكون أبسط الحقوق مهضومة وكرامة الإنسان مهانة فالانتقام من الذات، عبر الإحراق أو غيره، يبقى جواب عن أسئلة طرحتها الأوضاع المزرية التي حرمت هذه الذات من أبسط حاجياته، فديكتاتورية الطبقة في تونس والتي تجلت في بسط السيطرة للمجموعة من العائلات على جميع مرافق الاقتصاد للدولة جعل المواطن مشدود الأيدي وأي مبادرة فعالة داخل المجتمع مرفوضة من طرف هذه الاستبدادية الشعبوية التي أسست لوجودها على شرعية لا عقلانية.
وتبقى اليوم، في العالم العربي عملية خلق دول المؤسسات ومحاربة الزبونية والرشوة ضرورة ملحة من أجل مستقبل مستقر، لأن الثورات في التاريخ الإنساني أبانت على أن ديكتاتورية الطبقة لا يمكن أن تكون أزلية وأن لا مفر من وجود دولة الحق والقانون الذي تكون فيه كرامة المواطن محفوظة ومستقبله مؤمن ولا يمكن حصره في الخبز و الماء، وما تسمى بالديمقراطية التشاركية لا يمكن اختزالها في « ديمقراطية الرأي » ولكن في تكريس حتمية تداولية الأفكار التي هي السبيل الوحيد من مناقشات أفضل لاتخاذ قرارات أفضل. وهذا لن يتأتى إلا بخلق الظروف اللازمة من أجل جعل الجميع داخل عملية التطوير والتنشئة المجتمعية المسؤولة.
د. الشرقاوي الروداني
Support Democracy in Egypt
Support Democracy in Egypt
I write to urge you to support the Egypt democracy movement’s one essential demand — that Hosni Mubarak resign as president of Egypt. President Obama has said that he supports democracy in Egypt. Mr. Mubarak, a dictator for 30 years, is not the person to lead Egypt to that goal. I, therefore, ask you to urge President Obama to support the Egyptian people’s call for Mr. Mubarak to resign immediately.
Such a call would enhance the image of the United States in the Middle East by beginning to demonstrate to a new generation of Arabs that the United States genuinely values their voices and respects their human rights. Please urge President Obama to take this excellent opportunity to advance the rights of Egyptians and interests of the United States.
Le projet d’autonomie et les perspectives d’amélioration des relations dans un Maghreb déprimé
Ce n’est pas le complot des Matarèses, un roman dont le caractère émoustillant et croustillant nous laisse penser que l’hôte est plus machiavélique que les invités. Mais nous sommes devant une histoire réelle d’un régime militaire qui ne cesse de manigancer contre son voisin pour le seul objectif est de mettre le caillou, selon les propos de ces dirigeants historiques, dans les chaussures d’un pays qui a milité avec toutes ses forces dans sa libération et la levée d’écrou de ses institutions jadis assiégées.
La sécurité de la région est presque compromise. On parle aujourd’hui d’une afghanistanisation de la région. Les enlèvements et les séquestrations outre les démantèlements des groupuscules terroristes dans les pays et ceux limitrophes montrent l’impasse et l’éminent désastre.
Dans une récente audience qu’a réservée le ministre des affaires étrangères d’Alger, Mourad Medelci, à ses ambassadeurs éparpillés dans le monde, le mot d’ordre a été de contraindre toute stratégie du Maroc de promouvoir son projet d’autonomie dans ses provinces du Sud. Cette frayeur algérienne nous mène à poser la question évidente : pourquoi l’autonomie fait peur a l’Algérie et pourquoi il ne cesse de manigancer pour déstabiliser l’unité du Maroc? Nul ne saurait se soustraire à une telle question, surtout si on veut bien comprendre les mobiles de la phobie marocaine dans le palais du gouvernement d’Alger.
Pour répondre à cette question, il est important de souligner les dimensions politiques et géopolitiques à moyen terme et à long terme de cette proposition marocaine. Le projet d’autonomie proposé par le Maroc reste pour Alger un projet nuisible à long terme à sa stabilité; un mécanisme qui peut raviver les ambitions séparatistes d’une composition sociale algérienne très hétérogène.Un pays où le communautarisme et le tribalisme sont très présents et pèsent fortement dans le tissu social. L’affaissement de la nation ainsi que l’opposition politique et sociale contre l’autorité établie ont élimé le pouvoir central en Algérie qui reflète l’héritage tenace d’un « populisme autoritaire ». La mise en place d’un plan d’autonomie nécessite d’avance une plate-forme capable de le supporter et de garantir sa survie. La régionalisation avancée , une réelle école de la démocratie participative, que le Maroc s’apprête à mettre en place est un moyen important pour bien garantir la réussite de ce projet d’autonomie. La démocratie, une réelle démocratie c’est le démon qui exacerbe les dirigeants du pouvoir central en Algérie.
L’antagonisme entre Alger et Rabat est loin d’être une ambigüité dans la définition du principe de l’auto-détermination, c’est plutôt divergence sur une mode de gouvernance. Les proportions de la propension belliciste sont très pesantes dans la façon de voir chez la plupart des vrais dirigeants de l’Algérie et voilent toute bonne volonté marocaine de construire une entité régionale maghrébine forte économiquement et solide socialement. Le contentieux du Sahara reste un point d’achoppement entre Alger et Rabat. La volonté de l’Algérie de créer un état « lige » obscurcir le devenir de toute une région.
Le Maroc et par le biais de l’initiative d’autonomie a proposé un projet rationnel, une solution réaliste et réalisable, qui respecte les fondements mêmes de l’auto-détermination que l’Algérie ne cesse de scander pour finir avec ce différend. Le référendum que l’Algérie revendique est un mirage qui ne peut être appliqué et ce pour différentes raisons. L’incapacité de fournir un recensement des personnes qui pourraient y participer avec le rejet affiché par le Polisario d’accepter les Organisation onusiennes, à l’image de CHR (1) et PAM (2), de recenser le nombre des séquestrées dans les camps de Tindouf, sur le sol algérien, complique davantage toute résolution basée sur un référendum. Outre cette constatation, les précédentes résolutions onusiennes tels que les résolutions 1783 (2007) ; 1813 (2008) ; 1871 (2009) et 1754 (2009) et la décision audacieuse 1920 (2010), qui rejettent le référendum et obligent les parties concernées à s’ armer et s’engager des négociations de bonne foi sans conditions préalables en tenant compte des développements survenus (projet d’autonomie) en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara. L’initiative marocaine pour la négociation d’un statut d’autonomie de la région du Sahara a réussi de répondre à beaucoup de question est humaine en mettant fin à la séparation et à l’exil et à travers favorise la réconciliation dans toute une région pour un objectif ultime en apportant la promesse d’un avenir meilleur pour les populations de la région.
La montée en puissance des attaques d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et sa volonté affichée de frapper fort pour avoir la mainmise sur la télécommande de la régulation sécuritaire de la région du Maghreb nécessite une coalition des forces et une union des mécanismes de coopérations entre les états de la région. La sécurité des pays de la région doit impliquer une vision systémique de l’évolution globale des groupes terroristes et leurs activités dans les pays du sahel et l’Afrique Subsaharienne. La révolution Tunisienne a montré la fragilité économique et a dévoilé les vrais problèmes dont s’engloutissent un Maghreb malade. L’intégration économique est indispensable pour une région stable capable de faire face et aux exigences géopolitiques et aux revendications sociales. C’est la moindre chose qu’on puisse dire pour éviter le pire… l’apocalypse.
Dr. Cherkaoui ROUDANI
(1) CHR : Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés
(2) PAM : Programme Alimentaire Mondial
Interview avec le Journal Al Moubadara: Le Maroc et les notes secretes americaines de Wikileaks
Le Sénateur américain Lincoln Diaz-Balart dénonce l’ingérence de l’Algérie dans le dossier du Sahara.
Le Sénateur américain Lincoln Diaz-Balart a mis en garde contre la procrastination de la communauté internationale dans le dossier du sahara marocain.Il a dénoncé,outre les tentatives de désinformation délibérée cynique des médias espagnols,la main-forte de l’Algérie sur le dossier.Un micro-Etat servira de point focal régional de l’instabilité et la déstabilisation,ainsi que d’un exportateur de terrorisme, a rajouté le Sénateur.
Dans un discours adressé au congrès, le Sénateur Lincoln Diaz-Balart a exposé un recueil de faits sur le contentieux du sahara marocain. Il n’a pas hésité d’apostropher l’ingérence du pouvoir algérienne qui veut à tout prix crée un état lige dans la région. cet état lige, a souligné le Sénateur américain, ne servira qu’un point focal régional de l’instabilité et de la déstabilisation dans la région du Maghreb ainsi qu’un exportateur de terrorisme.
Je vous propose la traduction du discours du Sénateur américain:
Monsieur Le Président (du Congrès), les semaines dernières, nous avons vu le problème du sahara occidental avoir un echo important dans la presse. Cette couverture médiatique a été souvent biaisé et dans les fait, j’ai y vu une volonté synique de désinformation. Je pense qu’il est important de se rappeller l’histoire. Nous ne devons pas oublier que quand le sahara était sous l’occupation espagnole, le Maroc a été le seul à réclamer ce territoire comme le sien.
Le Roi du Maroc a à maintes reprises réclamé le sahara occidental et la fin de l’occupation espagnole. C’est aussi le seul à avoir fait des efforts pour récupérer le sahara et mettre fin à l’occupation espagnole sous le leadership du Roi Hassan II. Au début des années soixante dix, le Maroc commence à faire de sérieux progrès dans ce sens et c’est à cette même période que le pseudo polisario apparait. Avant et maintenant le pseudo polisario est financé par l’Algérie et invité sur place (soutenu et hébergé) par le régime dictatorial communiste castriste de Cuba.
Pourquoi il est important de comprendre cela ? Parceque au Maroc, notre allié en Afrique du nord dans notre lutte contre l’international terroriste, la question du sahara est une question décisive !
La réalité de la sauvereineté du Maroc sur le sahara emporte l’adhésion de toute la population marocaine y compris celle vivant au sahara. la question du sahara est la sinequanone ou le nécessaire ingrédient à la stabilité et la paix dans ce pays d’une importance stratégique en afrique du nord, notre ami et allié le Maroc. Le Roi Mohamed VI et son équipe de négociation ont démontré un grand courage et patience en négociant sur cette question critique qui est crutialement liée à la sécurité de toute la région. N’oublions jamais, qu’il est illusoire de croire à la création d’un faux micro Etat en Afrique du nord car celui-ci sera dirigé par une classe politique castriste formée par cuba qui constituerait une minorité de la population même au sein de ce même faux micro Etat mais contrôlerait celui-ci à travers une répression à la cubaine.
N’oublions jamais que ce type de faux micro Etat servirait comme un point focalisateur d’instabilité et de déstabilisation pour la région mais aussi comme exportateur du terrorisme. Depuis plus d’une décennie, Monsieur Le Président, le Maroc a accepté de donner une pleine autonomie au sahara sous sauveraineté marocaine pour atteindre une issue réaliste et définitive pour ce problème mais l’Algérie et le pseudo polisario continuent à insister sur la création d’un faux micro Etat. Les majorities dans ce congrès comprenant les républicains et les démocrates ont clairement déclaré leur soutien en faveur de la position de notre allie le Maroc pour ce problème critique dans les lettres que nous avons adressé dans le passé au président Bush et aujourd’hui au président Obama. Les Etat-unis durant les deux administrations et avec le fort leadership de la secrétaire Rice et ensuite Clinton (Hillary) sont d’accord avec les positions exprimées par l’écrasante majorité de ce congrès. Le futur de la lutte des Etat-unis contre l’international terroriste et la stabilité de l’Afrique du nord exige que le gouvernement et le congrès des Etat-unis continuent à soutenir clairement et fermement notre allié et amis le Royaume du Maroc.
Dr. Cherkaoui ROUDANI
Washington Post a mis en échec les menées sournoises des médias espagnols
Washington Post a mis en échec les menées sournoises des médias espagnols
Dans un article qui a été publié, le 5 décembre 2010, dans l’illustre Journal amércain Wachington Post la journaliste Alison Lake a mis en échec les menées sournoises des médias espagnols.
Voici les grandes lignes de cette analyse:
Une manifestation contre le favoritisme marocaine vers ceux qui sont revenus des camps algériens avaient tourné à la violence. Des milices de polisario et pro-polisario ont attaqué d’une manière sanglante et disproportionnée la police marocaine.
Depuis 1975, l’Algérie a fourni un soutien diplomatique et politique à la campagne du Front Polisario dans sa guerre.
Le Polisario continue de planifier des attaques terroristes dans le territoire marocain.
Le Polisario a pratiqué la politique d’enlèvement de séquestration pour peupler les camps de Tindouf, sur le sol algérien.
L’emprisonnement abusif de Mustapha Ould Sidi Mouloud après avoir déclaré que le projet d’autonomie est la solution juste et équitable qui peut mettre un terme à ce conflit qui perdure-t-il y a longtemps.
La journaliste a apostrophé le Polisario sur la séquestration de Mustapha Salma Ould Sidi Mouloud. Outre cette dénonciation, le journal américain rapporte l’entortillement politique que subissent les gens dans les camps : Ils sont endoctrinés à haïr le Maroc, pourtant le Sahara marocain est un endroit agréable à vivre, a rajouté Mustapha Salam lors de sa dernière visite au Maroc.
Le voyage à travers la Mauritanie est devenu plus dangereuse avec la présence forte des trafiquants de drogue qui sont aujourd’hui en connivence avec le Polisario et Al-Qaïda. Les militants de l’AQMI patrouillent les frontières et imposent la loi de la force,
Le Maroc a métamorphosé les régions du sud. Il a bien accueillit les rescapés du camp de Tindouf en les apportant tout ce qui nécessaire pour vivre dans la dignité et la fierté marocaine.
I have hope for the future, a réclamé l’une des rescapées des camps de Tindouf.
Dr. Cherkaoui ROUDANI
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/12/04/AR2010120403324.html

